Né à Charleville en 1948, François vit et travaille à Paris depuis 1970. Initié aux diverses techniques de la peinture par Daniel Schildlower, restaurateur de tableaux et marchand d'art à Paris, il développe son expérience personnelle dès le début des années 80 par un travail sur l'ardoise angevine dont il met en valeur par ses vernis colorés la surface " chaude " et irrégulière. Ses recherches qui allient déjà matière et glacis, gris profond et teintes lumineuses aboutissent en 1989 à une exposition personnelle au Domaine de la Chevalerie à Pringe (Sarthe). Le recours à d'autres supports comme la feuille de zinc patiné puis la toile et le papier s'inscrit dans la même démarche : faire surgir par la couleur sur un fond sombre des paysages, des formes imaginaires.
Depuis 1994, François Noirel expose régulièrement à la Galerie Médiart, 109 rue Quincampoix, Paris 3ème. Enseignant à l'Ecole Boulle, 9 rue Pierre Bourdan, Paris 12ème, ses œuvres y sont également visibles chaque automne dans le cadre d'une exposition collective.
"Si
la peinture de François Noirel s'apparente souvent au
paysagisme
abstrait, c'est en raison de la présence évidente
d'éléments du réel : haut et bas,
terre -
ciel, montagnes, crevasses, etc. Mais ces
éléments
sont réorganisés en autant de paysages
fantastiques
correspondant à des visions intérieures. L'ordre
naturel des choses est ainsi bousculé pour laisser place
à l'expression d'une certaine tension inquiète,
les ciels improbables et les sols chaotiques sont baignés
dans un clair-obscur, le motif émerge souvent à
peine de l'ombre, le noir très présent fait
ressortir
par contraste le sujet principal : la matière. Ces effets
de matière sont obtenus soit par la présence
réelle
de matériaux divers rapportés et
collés sur
le support (sable, etc.) soit par le volume en trompe-l'œil
du papier froissé.
La tôle de zinc est aussi utilisée car avec sa
patine
noire sur le métal clair, elle offre la
possibilité
de faire surgir peu à peu, par le ponçage ou plus
brutalement le martelage et l'acide, la composition choisie, ou
suggérée par un accident de la surface.
Mais, quel que soit le support choisi par François Noirel,
toile, carton, papier ou feuille de zinc, l'ambition avouée
du peintre est de nous faire voir un morceau de
réalité
transfigurée, non par un travestissement mais au contraire
par un dépouillement qui ferait l'économie des
concepts
- éteignoirs du regard au travers desquels nous avons
l'habitude
de voir le monde…"
Tél
: 01 40 23 03 71